Nous avons reçu en 2008 un groupe de Python regius de la forme Ebony. Au départ, nous pensions en avoir
récupéré 5 dont 3 mâles et 2 femelles (3.2). Après inspection approfondie des spécimens,
il s'agirait plutôt d'un groupe de 3.1 pythons de la forme Ebony et d'une femelle (0.1) Mélanique.
Ce groupe d'animaux provient d'Afrique et les serpenteaux y sont nés en 2008, probablement en avril. Nous ne savons pas si
ces bébés sont issus de reproductions chez les éleveurs africains ou s'ils ont été
prélevés dans la nature.
A leur arrivée dans nos locaux d'élevage, tous ont mangé spontanément des souris ou des rats de taille
adaptée.
S'il ne nous a pas été aisé, au premier coup d'oeil, de différencier la femelle de la forme
Mélanique des spécimens Ebony, il n'en a pas été de même pour voir au premier coup d'oeil que ces
derniers n'ont rien à voir du tout avec des spécimens "classiques".
Ces Python regius sont tout à fait particuliers. A la naissance, ils pèsent entre 35/40 g d'après Graziani.
Les nôtres pesaient entre 44 et 70g à leur arrivée dans nos locaux, soit logiquement environ 3 mois
après leur naissance présumée courant avril 2008.
Leur couleur de fond est marron foncé, avec des ocelles plus clairs très particuliers sur nos spécimens. En
effet ces derniers font comme une vague claire qui part des ventrales en remontant sur les flancs du serpent. On peut aussi
trouver des ocelles plus ou moins ronds détachés des ventrales, situés sur les flancs. Dans tous les cas, les
ocelles ne rejoignent pas la partie dorsale des animaux. La zone courant le long de la colonne vertébrale est parcourue
d'une bande pleine café au lait plus claire, parfois interrompue, commençant juste derrière la tête pour se
terminer au bout de la queue. Les écailles ventrales sont blanches et exemptes de taches. La tête est de couleur
foncée avec des yeux eux aussi très noirs dont on ne peut voir la pupille. La bande plus claire,
caractéristique des Pythons royaux, qui passe sur les côtés de leur tête en teintant l'intérieur
de l'oeil au passage n'a pas cet effet sur les Ebony. L'oeil s'en retrouve donc complètement noir.
Au niveau génétique, il semblerait, d'après certains, qu'on obtient des Ebony en croisant un spécimen
Yellow Belly avec un spécimen Granite (Amir Soleymani). A côté de ça, j'appelle à la prudence parce que
si produire de l'Ebony était aussi simple, nous en verrions probablement plus que ça dans les élevages du monde
entier. Cet animal est en effet esthétiquement très attractif (cher, aussi) et devrait avoir été,
depuis le temps, produit en grand nombre... Les Yellow Belly existent, les Granite aussi, où sont donc les Ebony ?
De plus, si nous nous référons à des faits
(cf :
http://www.newenglandreptile.com/nerd/index.php/ball-pythons/yellowbelly-granite.html ), le croisement d'un Yellow Belly avec
un Granite donne un Yellowbelly Granite bien loin de ressembler à nos Ebony...
Il peut être intéressant de préciser que sur les nôtres, nous ne retrouvons pas les tâches
spécifiques aux Granite que l'on retrouve bien sur la photo de l'Ebony présenté par G. Graziani sur son
site...
Il semblerait aussi qu'il existe des spécimens Ebony de souches sauvages dont la génétique est inconnue.
D'aucun disent aussi que ces souches ne se transmettraient pas génétiquement. Tout ce que l'on peut dire de certain
à ce jour est que la génétique de cette phase n'est pas claire du tout. Nous avons tout de même du mal
à nous dire que des animaux d'apparence si homogène dans ce qu'elle a de si particulier ne puissent pas transmettre
leur particularité. Pour ce qui est de nos projets, nous aimerions déjà voir ce que ces animaux donneront en
grandissant.
Une fois adulte, nous essaierons de les reproduire entre eux, bien sûr, mais aussi de les croiser avec d'autres phases. Nous
aimerions en savoir plus sur la génétique de cette forme, et espérons que l'avenir nous y aidera.